Pessah

Sortez et transmettez.
 
Sans aucun doute les deux injonctions principales qui nous sont faites pour cette fête de Pessah.
Une fête qui relate un fait historique qui date de plus de 3000 ans, la sortie d’Egypte, et en même temps un fête qui nous délivre des enseignements toujours d’une actualité brûlante. Le sens de la fête.
 
Sortez
Sortez de vos étroitesses. Sortez d’Egypte, de Mitsraïm (l’Egypte en hébreu). Et Mitsraïm signifie aussi « étroitesses ». Sortez de vos étroitesses. De vos habitudes, de vos prisons mentales. De vos servitudes, de vos propres esclavages. Saisissez cette occasion pour vous interroger sur vos propres emprisonnements (votre travail, votre smartphone, certaines habitudes,…) et soyez courageux, à l’instar de vos ancêtres hébreux qui ont décidé un soir, un grand soir de sauter le pas et de quitter l’Egypte à la hâte, dans une certaine précipitation. Et donc sautez à votre tour, et détachez vos liens, comme ça d’un coup, un soir, ce soir. Sortez.
 
Transmettez
« Et tu l’enseigneras, tu le raconteras à ton fils ». C’est un refrain de la fête. C’est le deuxième message de Pessah. Le premier célèbre la liberté, le second l’obligation de transmettre.
Ce soir, si tu lis la Hagada à voix basse que pour toi, tu ne t’affranchis pas de la mitsva. Tu es à côté, tu n’as pas compris le sens de la fête. Car il s’agit de transmettre. C’est une obligation.
Comment ?
En intéressant les enfants.
Comment ?
En leur faisant poser des questions. En les mettant au centre du seder. Ils deviennent alors les acteurs principaux. Ils rythment la soirée par leurs questions. Ainsi on aiguise leur curiosité et on les valorise.
Pourquoi ?
Car tout repose sur les enfants. Sur la prochaine génération. C’est ainsi que depuis plus de 3000 ans, depuis plus de 100 générations, nous perpétuons nos traditions, notre histoire et qu’ainsi notre peuple est toujours vivant.
 
Nous commençons le seder par des enfants qui posent des questions. Magnifique.
Et comment terminons nous ?
Avec ce refrain, cette rengaine, répétée chaque année, dans le monde entier, depuis plus de 3000 ans : « L’an prochain à Jérusalem ».
C’est grâce, entre autres, à cette ténacité que l’état d’Israel renaît sur ses terres en 1948 après des millénaires d’errance et de dispersion à travers le monde.
Et cette promesse collective se traduira en réalité pour chacun, chacun à son rythme…
 
À très vite en Israël,
André Bensimon