Janusz Korczak, né le 22 juillet 1878, mort le 6 août 1942, est un médecin-pédiatre, éducateur et écrivain polonais.

Avant la Seconde Guerre mondiale, il est une des figures de la pédagogie de l’enfance les plus réputées. Il laisse son nom à la postérité pour son oeuvre de pédagogie, sa littérature enfantine, et son engagement en faveur des droits de l’enfant.

 

Il est célèbre également pour avoir choisi délibérément d’être déporté vers Treblinka avec les enfants juifs de son orphelinat.

 

Né d’une famille juive assimilée à Varsovie, il entreprend des études de médecine en 1898, obtient son diplôme 5 ans plus tard et travaille à l’hôpital comme pédiatre entre 1903 et 1912.

Durant la Guerre 14-18 il fut jeune lieutenant à la tête d’un hôpital militaire sur le front ukrainien.

Il est engagé politiquement et militant communautaire, il fut même fondateur du seizième groupe Hachomer Hatzaïr, mouvement de jeunesse juif fondé à Vienne en 1916.

 

Dans le Ghetto de Varsovie, il portait son uniforme polonais et refusait de porter l’étoile de David.

 

Sur les deux dernières années de sa vie, il s’occupa presque exclusivement des enfants de son orphelinat.

Il disparut en même temps que ses enfants du ghetto en 1942, décidant lui-même et insistant même pour pouvoir accompagner ses enfants sur leur route vers les chambres à gaz de Treblinka.

 

Sur le plan pédagogique, l’oeuvre de Korczak s’inscrit dans la lignée de la “pédagogie active” et de “l’Ecole nouvelle”.

Dans le domaine des droits de l’enfant, il est aussi précurseur de la mise en pratique des “droits positifs” de l’enfant.

 

Beaucoup de citations de Janusz Korczak sont restées célèbres :

 

” Vous dites : c’est fatigant de fréquenter les enfants, vous avez raison. Vous ajoutez : Parce qu’il faut se baisser, s’incliner, se courber, se faire tout petit, là vous avez tort. Ce n’est pas cela qui fatigue le plus, c’est le fait d’être obligé de s’élever, de se mettre sur la pointe des pieds, jusqu’à la hauteur de leurs sentiments, pour ne pas les blesser “.

 

” L’enfant a le droit au respect de sa dignité et de son amour-propre; ne pas piétiner, ne pas humilier, laisser vivre sans décourager, ni brusquer, ni presser; du respect pour chaque minute qui passe “.

 

” On peut imposer une discipline aux gestes d’un enfant, pas à ses idées “.